La mort n'est pas triste, elle est distrayante.


    Arène des 23ème Hunger Games - Judith -

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    Judith M. Velsone
    District 1

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    Arène des 23ème Hunger Games - Judith -

    Message par Judith M. Velsone le Sam 4 Mai - 0:47



    The heart of fear
    « La peur a détruit plus de choses en ce monde que la joie n'en a créées. »

    Just Judith

    Le temps est venu pour nous, petits tributs de la 23 ème édition des Hunger Games de prendre place dans l'arène de cette année. Je sens mon coeur battre plus fort mais étrangement je n'ai pas peur. Je ne brûle pas d'impatience non plus. Je suis une carrière mais pas l'une de ces créatures de ces créatures sanglantes que nous sommes censé être. Les plaques s'élèvent et je dis au revoir à Loreleï, ma styliste. Je la remercie du fond du coeur pour ce qu'elle à fait mais maintenant c'est à moi de jouer. Le changement de lumière m'éblouie et m'oblige à fermer les yeux. Quand je les réouvre les yeux je découvre l'arène dans laquelle je vais devoir survivre, a cette pensée mon coeur s'emballe. La plaque s'arrête, le décor commence et moi je pense à ma vie qui va changer à tout jamais. Les nombres défilent à une vitesse folle, j'ai à peine le temps de repérer une longue épée que le gong résonne. Aussitôt je bondis hors du socle et cours à toute vitesse, rapidement j'atteins ma cible et brandis mon épée devant moi. Maintenant je ressens la peur mais je ne la laisse pas me dominer, d'un coup de pied j'éloigne un gros sac près de moi et l'envoi plus près de la Corne d'Abondance. Pas loin de moi, je vois mes alliés qui commence à massacrer les autres tributs mais moi je n'ai personne à qui m'attaquer. Je n'ai aucune envie de tuer mais si je ne le fais pas je serais considérée comme faible.

    Non loin de moi je finis par repérer Sirella, la tribut du Quatre qui fuit avec un gros sac. Elle s'enfuit vers la longue étendue d'eau, une fois là-bas, elle risque d'avoir un grand avantage. Sans hésiter, je renforce ma prise sur mon épée et m'élance à sa poursuite. Elle a subi un entraînement de carrière mais elle a quelques années de moins que moi qui me laisse l'avantage sur elle. Sans mal j'arrive à sa hauteur, elle se retourne et dégaine quelques couteaux accrochés à son sac. Elle en lance deux mais je les esquive, en attrape un et le lance à sa cheville. Instinctivement elle baisse les yeux pour regarder sa blessure et je lui enfonce mon épée dans le coeur. Elle relève la tête mais la rebaisse ensuite. D'un mouvement rapide, je retire l'arme de son corps et le laisse retomber lourdement sur le sol. Je m'empare ensuite de l'autre couteau qu'elle m'avait lancée et je récupère un dernier qui était accroché à sa ceinture. Je prends ensuite son gros sac et le ramène près du mien à la Corne. J'ai l'impression que depuis que je suis partie à la poursuite de Sirella il s'est passée peu de temps mais pourtant déjà il ne reste presque plus personnes à la Corne. J'essuie la lame de mon épée sur le sable jusqu'à que j'entende des hurlements. Je relève la tête et fais le contour de la Corne ou je retrouve mes coéquipiers. La garçon du Quatre est en train d'engueuler Lukas, le gars du Deux, puis finalement, celui Kave finit par transpercer Lukas. Quand il me voit le tribut du Quatre me montre le corps au pied de celui du carrière du Deux, de suite je reconnais avec horreur le corps d'Erwan mon collègue de District. « Il a aussi tué le gamin du Trois. » Un goût amer se répand dans ma bouche. Douze coups de canons retentissent, la moitié des tributs à été tué. Je suis étonnée mais je ne montre rien de ma surprise, je regarde juste Nawël revenir avec la gamine du Trois qui traîne derrière elle. Je reconnais Laure, 14 ans, à peine un peu plus jeune que son camarade qui gît pas très loin. La fille est en larmes, la carrière du Deux me la balance dans les bras et fouille sans aucune expression le corps de son camarade mort.

    Plusieurs minutes plus tard, Nawël à trouver une corde pour attacher Laure. Je trouve ces manières horribles mais je laisse faire sans rien dire. Kave me prend à part pour discuter et faire le point, de temps en temps on entend des cris mais c'est notre alliée qui fait joujou avec un couteau que j'ai du lui céder et bien sûr elle s'amuse sur la gamine du Trois. Je tente d'ignorer les cris pour écouter Kave, nous avons fait le point sur notre inventaire. On a pas mal de nourriture avec nous mais nous ne pouvons pas tout transporter car on a aussi les autres objets. Nous faisons donc le tri de ce qu'on garde et ce qu'on jette. Chacun des trois carrières que nous sommes récupère un gros sac et un petit sac rempli à notre manière. Dans mon gros sac j'ai une grande couverture, de la nourriture - beaucoup de viandes emballés dans du film transparent - et dans le petit sac j'ai mis une boîte d'allumettes, des pastilles purificatrices et une gourde remplie d'eau. Quand à Laure, on lui à donner un chauffe-plat ainsi qu'une petite gourde d'eau. Une fois la répartition terminée, j'aide Kave à récupérer les sacs inutiles et nous nous dirigeons vers l'immense étendue d'eau. Je le laisse y entrer et il s'éloigne un peu avant de revenir avec un sourire. « C'est bon j'ai trouvé un endroit profond, personne ne pourra les récupérer. » Je le laisse donc faire couler les sacs tandis que notre alliée nous rejoins en traînant la gamine comme une chienne en la tirant par la corde. « J'ai enfin réussie à la faire parler, selon elle il y a un groupe de tribut qui a former une alliance de quatre dans le but de nous éliminer. Une fois bien prêts, ils se confronteront à nous. Je propose qu'on les attende ici pour se faire un beau combat. » J'arque les sourcils et regarde Laure, elle à la tête baissé mais je peux deviner ses yeux rouges d'avoir pleuré. Partout sur ses bras et un peu sur ses jambes je peux voir des coupures, elle à résister avant de parler, elle ne voulait pas lâcher le morceau. Elle était vraiment informer soit elle sait se faire discrète et écouter les conversations sans se faire repérer soit elle faisait partie de cette alliance. Sa expliquerait beaucoup de choses. « Je ne suis pas d'accord. Si nous restons ici, cette alliance aura tout le loisir de choisir comment nous attaquer de façon à nous surprendre. Nous ferrions mieux de partir, d'attendre qu'ils s'affaiblissent puis de les achever. » Je vois le visage de Nawël dessiner des traits de colère pour avoir contester ce qu'elle disait néanmoins je reste campée sur mes idées et décide d'attendre Kave pour lui en parler.

    Comme je le pensais, Kave est assez censé pour m'écouter, donc nous partons. Les directions que nous pouvons prendre sont : La forêt, la montagne, le marais ou la mer. Après mûre réflexion nous choisissons le marais, nous sommes à découvert mais ça nous permet de voir qui nous attaque. Personne ne viendra nous attaquez, cette alliance n'a certainement pas eu le temps de se préparer pour nous attaquer correctement. Et puis les autres ne sont pas fous tout de même pour se jeter seul contre nous. Nous progressons donc tranquillement en nous arrêtant de temps en temps dans la forêt situé à côté pour reprendre des forces et manger. Personne en vue pour l'instant mais à part Nawël qui râle de ne pas pouvoir assouvir sa soif de sang, personne ne parle durant notre marche. Peu à peu la peur qui s'était introduite en moi s'échappe enfin pour laisser place à de l'assurance. Nous sommes tout à fait capable d'aller loin.

    En fin de journée, nous repartons encore dans la masse de verdure pour se reposer. Nous décidons de dormir un peu plus loin des marais pour cette nuit. On s'est partagé la nuit en tour de garde, seul Laure aura le loisir de dormir tout le long de la nuit, nous ne pouvons pas lui laisser l'occasion de fuir. Une fois notre plan de la nuit décidée, nous sortons notre repas. Nawël qui s'était goinfrée de fruits durant toute la journée veut de la viande maintenant. Je me lève alors et me dirige vers Laura attachée à un arbre un peu plus loin. Discrètement je lui demande si elle sait se servir d'un chauffe-plat. Elle hésite puis finit par acquiesçer alors je sors l'outil de son sac et le pose devant elle. Ensuite je sors de mon sac quelques tranches de viandes emballés et les pose à ses côtés. Je coupe alors ses liens et lui demande de nous faire chauffer les viandes. Quand à moi je reste près d'elle pour la surveiller mais bientôt j'entends la carrière du Deux venir vers moi. « Pourquoi tu as coupé ses liens ? Tu pouvais les défaire .» Son caractère ne me plaît pas du tout, à tel point que je prends un ton froid. « Tu n'avais qu'a faire un noeud pas trop serré pour que je puisse le défaire. » Bien sûr ma remarque ne lui plaît pas mais je m'engage à faire des noeuds facile à défaire et assez solide pour tenir la gamine. Les cours pour faire des noeuds sert finalement, au moins je me suis ouvert à d'autres choses que l'offensive durant ces trois jours d'entraînements. Sur ces mots, notre discussion se termine et nous mangeons quelques minutes après. Notre repas terminé je laisse les deux carrières s'endormir puis une fois sûre qu'ils dorment à poing fermés je retourne près de Laure que j'ai dût rattachée après la cuisson de la viande. Alors qu'elle s'était assoupie je la réveille et lui tend quelques morceaux de viandes de mon sac, personne ne verra la différence entre deux tranches de plus ou de moins. Je défais mon noeud qui est facile à défaire quand on a pas les mains liées. Elle les chauffe avec étonnement en pensant que je dois avoir encore faim. En attendant je sors sa petite gourde et lui tends pour qu'elle la prenne, personne ne lui a donné l'occasion de boire durant la journée. Ensuite je lui dis de manger les morceaux de viandes. Elle semble étonner mais ne se le refait pas dire deux fois. Je ne pouvais pas la laisser comme ça, elle n'avait manger qu'une tranche et c'était la plus fine parmi celle que j'avais sortie tout à l'heure. Après ça, je la laisse dégourdir un peu ses jambes puis les rattache avant de ranger ses affaires dans son sac, puis sans rien dire je m'éloigne. Le silence est pesant mais il est bien vite rompu par l'hymne de Panem qui résonne dans l'arène, suivit de l'écran lumineux qui annonce la mort de douze tributs, chaque district vient de perdre un de ses tributs. Je regarde avec amertume le visage de Lukas qui a tué mon camarade et je sens la même haïne pour lui de la part de Laure, nos deux camarades tués par le même assassin; nous pouvons nous comprendre mais je préfère ne rien dire. Le silence et l'ombre reviennent sur l'arène et dans un nouveau silence nous attendons. La prisonnière finit par fermer les yeux et je fais de même lorsque Kave prend le relais pour la garde.


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